Une première séance d’hypnothérapie commence par un questionnement qui permet de comprendre quel est le véritable problème. Souvent un problème peut se présenter d’une manière, alors qu’en réalité, il est sous-tendu par une croyance limitante. Par exemple on peut penser à priori que le problème est d’arriver systématiquement en retard lors d’un cours, alors qu’en réalité ce comportement cache autre chose : une croyance limitante qui fait que la personne pense : « je ne suis pas ‘assez’, pas ‘suffisante’ pour avoir ma place dans un groupe ».
Une séance d’hypnothérapie sera alors élaborée sur mesure pour permettre à la partie inconsciente (en hypnose ericksonnienne, l’inconscient contient toutes les ressources de la personne, que parfois le conscient ignore) de trouver le chemin pour aller vers la solution, qui est, pour l’exemple qui nous occupe, que la personne puisse aller vers la croyance ressource qu’elle peut être aimée, et qu’elle a sa place dans un groupe. Pour pouvoir créer cette séance sur mesure, il est essentiel, en tant qu’hypnothérapeute, de comprendre comment la personne fait l’expérience de la vie en général, et notamment de savoir quels sont ses loisirs, les choses qu’elle aime, comment elle les vit, quelles sont les images qui lui parlent, etc.
Pour activer les ressources inconscientes de la personne, l’hypnothérapie fait appel à un état de conscience modifié. Cet état n’a rien d’extraordinaire, puisqu’on peut l’expérimenter à de nombreuses reprises de manière tout à fait naturelle. Par exemple quand on est concentré sur une lecture et que l’on oublie de descendre du train à la station souhaitée. Ou encore quand on est complètement absorbé par quelque chose que l’on aime faire, et que tout d’un coup on prend conscience que l’on était totalement concentré, un peu comme quand on jouait, enfant. A noter aussi qu’à aucun moment la cliente ou le client n’a plus conscience de ce qu’elle/il est en train de vivre. Tout au long des séances, la conscience de la personne est bien vivace.
Pour que la cliente ou le client puisse entrer dans cet état modifié de conscience, l’hypnothérapeute utilise ce qu’on appelle l’induction. Dans ma pratique je veille à ce que l’induction se fasse de manière très progressive. Il en va de même pour la sortie de cet état modifié de conscience, qui va se faire en prenant tout le temps nécessaire pour que la personne se sente tout à fait bien, ici et maintenant.

Exemple d’induction :
- Inviter la cliente ou le client à porter son attention sur ce qu’elle/ il voit dans une de ces deux mains (les lignes, la profondeur de ces lignes, le sens de ces lignes, etc.)
- Puis l’inviter à porter son attention sur ce qu’elle/il peut ressentir dans cette main (les zones plus chaudes ou plus fraîches, plus sensibles ou plus engourdies, etc.)
Ce processus est guidé par l’hypnothérapeute, et dure 10 minutes au minimum.
Il est aussi important de noter que les séances d’hypnothérapie, bien qu’elles procèdent de ce que l’on appelle une thérapie brève, demandent d’y aller pas à pas, petit à petit. Il est donc peu réaliste de penser que, par rapport à un problème conséquent, quelques séances d’hypnothérapie seront capable d’agir comme une sorte de ‘reset’, de remise à zéro.
Par ailleurs une nouvelle pensée ou un nouveau comportement a généralement besoin d’être répété à plusieurs reprises pour être installé dans le quotidien. C’est pour cela que plusieurs séances sont habituellement nécessaires.